3 premiers pas pour une consommation alternative

Consommation alternative : Avant d’écrire cet article je me suis dit qu’il existait surement une définition de ce terme que l’on entend partout, et que j’utilise moi même à tour de bras sur le site de Yakaloo.

Et bien non, ce n’est pas si clair quand on cherche un peu. C’est plutôt un amalgame de mots tels que : responsable, durable, alterconsommation, contestation, valeurs éthiques, écologiques, anciennes pratiques … Pourquoi pas.

Finalement, mon idée n’était pas tant d’écrire une thèse sur ces pratiques, mais de vous raconter mes 3 premières fois, hors du système classique de consommation.

Pourquoi vous partager ces 1ères fois, que je garde en général pour moi ? Pour dédramatiser, banaliser, rendre accessible des mondes qui peuvent être intimidants quand on n’en connait pas leurs codes.

 

Vous montrer qu'en fait, ce n'est pas si compliqué de franchir certaines portes, et qu'au contraire, on y gagne.

 

Et pour ça vous pouvez vous inspirer de ces 3 situations vécues:

1. Biocoop

Aujourd’hui, faire mes courses à Biocoop est mon quotidien.

Enfin, je n’y suis pas tous les jours, mais c’est devenu notre « supermarché » pour toute la partie épicerie. Il n’y a pas si longtemps, faire mes courses là bas était un peu comme « voyage en terre inconnue« . Ces magasins m’intimident, et même encore un peu maintenant. Il y en a 2 autour d’Agen et les 2 me font le même effet : ambiance feutrée, musique douce, lumière tamisée, rayonnage en bois, produits artisanaux, affiches à l’entrée de festivals inconnus, tas de cagettes à la sortie pour emporter ses courses.

C’est d’ailleurs un des seuls magasins où je vais avec les enfants en sachant qu’ils ne feront pas une crise de nerfs à cause de trop de sollicitations.

Oui mais, il y a ce rayon en vrac... Si vous achetez en vrac, vous vivez peut être le même petit coup de stress au moment de remplir le sachet de riz, de semoule ou de flocons d’avoine.

Pourquoi donc les réservoirs sont si hauts ?! Et pourquoi versent-ils si vite ?! Je n’ai encore rien renversé, mais ça tient du miracle.

Et quand enfin j’arrive à la caisse, je me dis, comment savent-ils que j’ai choisi les raisins secs à 10 € / Kg plutôt que ceux à 4 € / Kg ? Le caissier jette un oeil dans le sachet, pèse, et encaisse. Rares sont les fois où on me demande ce que j’ai pris. Mes réflexes d’ancienne responsable qualité ressurgissent, je n’aime pas penser qu’il peut y avoir des erreurs.

Alors au début j’écrivais sur les sacs le prix et le nom de ce qu’ils contenaient, ce qui me valait des coups d’oeil du caissier que j’interprétais comme :  » tu crois que je ne connais pas mon travail? « . « Heu, oui, en fait, c’est ça … « . Et puis quel bazar quand je réutilisais les sachets déjà gribouillés.

Depuis, je me suis rendue compte qu’il y a peu de produits qui se ressemblent vraiment dans le rayon vrac, et si j’ai l’impression qu’ils pourraient se tromper je leur dis ce que j’ai choisi au moment de leur donner les sacs. Et je fais confiance, ça simplifie les choses.

2. Emmaüs

Autre ambiance : Emmaüs.

Pas vraiment feutrée, ni musique douce. Plutôt un grand hangar froid dans un cartier mal famé d’Agen.

Mais j’y vais régulièrement avec les enfants. D’une pour donner des vêtements, des jouets ou des livres dont on ne sert plus, et deux pour fouiller et trouver quelques trésors. J’en profite pour parler aux enfants de personnes extraordinaires comme l’abbé Pierre, ou de concepts plus complexes comme devenir SDF.

A nouveau, le hic est au moment de passer à la caisse. Il n’y a aucun prix affiché. Il faut choisir ses objets, les présenter à un « responsable de chaque zone » qui dit le prix, donne un ticket, on va payer à la caisse centrale et on peut récupérer ses objets. Un peu compliqué quand même, et je n’aime pas du tout ce moment où on me regarde, et m’annonce un prix. La première fois, j’ai eu cette impression de payer 2 fois plus cher que si j’étais moins … bien sous tous rapports. Même si les prix sont vraiment pas chers, j’ai toujours cette impression que les prix sont à la tête du client.

Mais depuis, j’ai pu observer que les prix sont en fait les mêmes pour tout le monde, et qu’une fois le prix annoncé, il n’y a pas de négociation possible. Tiens, à nouveau, faire confiance, simplement.

3. festival

Dernier exemple de consommation alternative: participer à un festival local.

Une amie m’a parlé du festival Pampagliossa, à Agen, organisé par une association qui soutient une école associative laïque, gratuite, en immersion en occitan. Peu importe la finalité, j’ai adoré l’ambiance où les enfants jouent ensemble, où on peut gouter des sirops et des bières artisanales, jouer à des jeux de société avec des gens que l’on ne connait pas (encore), et s’assoir à des tables partagées entre familles.

Cette fois, j’ai senti un décalage quand on est arrivés avec notre bébé de 2 ans … en poussette. Déjà parce qu’on devait rouler sur l’herbe, ce qui est compliqué avec une poussette de ville, et surtout parce que ce jour là, TOUS les bébés, et enfants d’ailleurs, étaient portés dans des écharpes de portage. Gloups, on a vraiment attiré l’attention. Une fois la poussette mise de côté, j’ai découvert les 1001 façons d’utiliser une écharpe de portage, et les 1001 modèles existants. Et depuis j’ai rarement réutilisé la poussette.

En me relisant, je me rends compte que dans ces 3 situations, quand j’ai osé pousser une porte différente, j’ai ressenti des moments d’inconfort, d’incompréhensions, qui me parlent surtout de moi.

De mes peurs. Peur de me faire avoir, peur du regard de l’autre, peur de faire une bêtise. Des peurs d’enfants ni plus ni moins, que j’essaie de surmonter maintenant que je suis adulte. Imaginer une alternative à la consommation de masse, passe peut être par ce chemin de réconciliation avec l’enfant que nous étions.

La boucle est bouclée : se réconcilier avec l’enfant que nous étions, pour assurer à nos enfants actuels, un avenir durable.

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Célia