La nature et les enfants : 5 façons de les lier

enfant nature

Dernièrement j’ai lu cette expression « re-connecter nos enfants à la nature ».

Que voyez-vous dans votre tête à la lecture de ces mots ? Je ne l’aime pas trop cette expression. J’ai tout de suite l’image d’un enfant, passif, branché comme un ordinateur à une prise dans un arbre. C’est absurde et assez désagréable comme vision d’ailleurs. Et puis, c’est comme si nous, les adultes, avions un quelconque pouvoir d’influence dans cette relation. Relation immuable, indélébile, écrite dans nos gênes, entre la nature et les enfants. Comme si le lien était cassé et que nous pouvions le réparer.

Le lien invisible ...

Mais ce lien est bien là, parfois ténu, parfois distant, à nous de le renforcer, à nous de les aider à s’éveiller à cette nature.

Sommeil, merveille, veille, j’entends des tintements de clochette, je vois un tout petit, qui ouvre des yeux émerveillés un matin de brume, dans une prairie fleurie. C’est doux, léger. Evident.

Et je me réjouis de ne pas être la seule à le penser puisque sans aller plus loin, l’école désormais verte de mes enfants organise des sortie dans la campagne environnante. Privilège d’entrepreneur, j’ai pu accompagner la sortie le mois dernier.

Tout se passait de façon idyllique, les adultes aussi excités que les enfants à l’idée de partager notre maigre savoir. Il y avait même une petite compétition entre les accompagnants à qui montrerait le plus de choses : « qui veut gouter une pomme sauvage? » « qui a déjà vu du sorgo? » « à quoi reconnait-on un chêne ? »

Bref, journée de rêve, qui, cela dit en passant, devrait être la norme plutôt que l’exception. Jusqu’au moment où je remarque une petite fille, dans les 6 ou 7 ans, qui marche derrière le groupe de façon bizarre. Elle me dit qu’elle est tombée dans une flaque et a le pantalon trempé.

Au vu de la forme de la tache, je lui soumets l’idée qu’elle s’est peut être fait pipi dessus et je lui propose de l’attendre si elle a encore envie. Elle me dit qu’elle n’a jamais fait pipi dans la nature, et qu’elle ne sait pas faire.

Les bras m’en tombent. La maitresse reprend les choses en main et lui propose de se changer à l’école en rentrant. Electrochoc pour moi, qui réalise que pour certains enfants, c’est peut être la première fois qu’ils sont si longtemps loin de la civilisation, et de ses toilettes.

C’est à ce moment là que j’ai eu l’idée de cet article. Vous donner des pistes pour que les enfants se sentent à l’aide dans la nature, un peu comme chez eux, sans peur.

1. creer le contact avec la nature

Ma première proposition est évidente : créer le contact entre les enfants et la nature.

La vraie nature, pas les images sur les écrans ou les livres, même s’ils ont le bruit et parfois même le parfum (chimique) de la nature. En en mot : sortez dehors, régulièrement, et cherchez une zone où il y a des arbres, de l’herbe, des insectes, des oiseaux.

Alors oui, je sais à quel point en ville c’est compliqué. Mais là le but n’est pas de s’immerger dans la forêt, mais bien d’y être sensible.

Incitez votre enfant à respirer fort, à fermer les yeux et isoler les bruits qu’il reconnait, à observer le très grand sommet de l’arbre et la très petite fourmi. Prenez l’habitude de ces sorties, comme des visites à un ami. Pensez à prendre un petit sac pour ramener les trésors à la maison.

nature

2. immersion

Une fois à l’aise dans un environnement semi-naturel, faites des balades plus immersives. Un grand parc, une forêt, en pleine campagne ou en bord de mer, sortez pour plusieurs heures. C’est l’occasion de faire un chouette pique nique et une belle balade.

Et bien sûr c’est le moment d’apprendre aux enfants à faire pipi dehors !

3. jouer en liberte

Pendant ces immersions, laissez les enfants jouer en liberté.

Grimper sur les rochers, dans les arbres, ramasser des cailloux, des feuilles, des plumes, construire une cabane ou se tremper les pieds dans un ruisseau. Ils font connaissance ! Alors prévoyez des vêtements de rechange si besoin, et lâchez prise.

Encore un fois en ville, c’est plus compliqué. Je me souviens d’avoir vu dans un parc, à Lyon, une petite fille qui ramassait une plume de pigeon et sa mère qui lui disait : « lâche ça tout de suite, c’est sale! ». Je ne sais pas comment j’aurais réagit à la place de cette maman.

Enfin si je sais, au vu de la collection de plumes que j’ai sur mon bureau. Mais à choisir entre ramasser une plume ou toucher la porte des toilettes publiques, je dirais plutôt que la plume est un modèle de propreté.

4. faites entrer la nature

Faites entrer la nature chez vous, et incitez les enfants à interagir avec elle.

Plein d’exemples :

  • Achetez leur une plante verte à eux et rempotez la à mains nues, en profitant de ce moment pour toucher la terre, la sentir.
  • Achetez des légumes et des fruits dans les magasins bio, là où ils auront encore un peu de terre et qu’ils seront un peu biscornus. C’est l’occasion de les observer, et essayer d’imaginer pourquoi ils ont des formes différentes.
  • Cuisinez des produits bruts: les enfants savent-ils expliquer d’où vient le beurre ? Le sel ? La farine ?
  • Faites des activités manuelles à partir de matériaux naturels comme de la cire, du bois, de la laine, des plumes, est-ce qu’ils savent d’où ça vient ? 

les box yakaloo

D’ailleurs, si vous recherchez des activités créatives qui n’utilisent QUE des matières premières naturelles 0 plastique, à faire avec vos enfants entre 5 et 10 ans, c’est le moment d’aller visiter la boutique Yakaloo. Plein de box à offrir ou à s’offrir, pour des moment de partage, transmission et création de lien entre les enfants, les parents, et la nature. 

5 les evenements nature

Je pourrais écrire encore des kilomètres sur cette idée de faire rentrer la nature dans la maison, alors je me contrôle et passe à ma dernière idée : participer à des événements en lien avec la nature.

Que vous soyez en ville ou à la campagne, il y a de plus en plus d’associations, de festivals, d’événements, d’ateliers, à faire en famille pour en savoir un peu plus sur la nature qui nous entoure.

2 exemples :

  • du 15 au 17 octobre derniers à Montpellier, a eu lieu le festival Scène d’Expression Végétale Ephémère (ou S.E.V.E), j’ai vu des enfants faire de l’accro branche sur les arbres de l’esplanade !
  • Plus près de chez moi : Au fil des Séounes, une association d’éducation à l’environnement et au développement qui œuvre sur le territoire de Lot-et-Garonne à la sensibilisation à l’environnement. randonnées, ateliers, rencontres au programme, toujours dehors.

 

Cherchez près de chez vous et participez, c’est toujours captivant pour les enfants, et pour nous, de découvrir la nature avec le regard des professionnels passionnés.

Sur ce je m’en vais faire un pause dans mon jardin potager, cueillir des fleurs de soucis, ça me fait oublier les miens, même si franchement je n’en ai pas trop en ce moment !

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Célia